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Le journal d'Ukraine

sélection des infos du Net par Smily France-Ukraine

17 janvier 2007

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Yulia Tymochenko: "Le soutien à l'opposition s'affirme"

Surnommée autrefois la "princesse du gaz", Yulia Tymochenko fut en 2004 l'égérie de la révolution Orange, qui a orienté l'Ukraine vers la démocratie. Nommée Premier ministre en février 2005, destituée sept mois plus tard, elle a vu son alliance avec le chef de l'Etat, Viktor Youchenko, tourner court depuis lors. Un gouvernement prorusse est désormais aux commandes. En embuscade, la belle Yulia attend son heure et croit toujours en ses chances. Entretien.

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Etes-vous une femme de pouvoir? Vous avez dit, il y a peu, vouloir devenir présidente de l'Ukraine en 2009…

Ce que je cherche, ce n'est pas le pouvoir en soi, ni tel ou tel poste. Je veux être là où il faut, au moment où il faut, pour défendre l'Ukraine. Je travaillerai à la place qui me sera assignée par la voie des urnes, là où je pourrai être utile au pays.

Estimez-vous que l'Ukraine s'est distanciée aujourd'hui de l'Union européenne?

L'un des objectifs de la révolution Orange était d'orienter l'Ukraine vers l'Europe et la démocratie. Là-dessus, rien n'a changé. Certes, le pays a connu quelques problèmes politiques internes, mais il ne faudrait pas que l'Union s'en inquiète outre mesure. Ces difficultés passagères ne nous empêcheront pas de poursuivre dans la même voie.

Vous êtes désormais dans l'opposition. Quelles sont vos priorités?

[Rires.] Croyez-moi, j'aurais préféré de beaucoup ne pas me trouver dans cette position. Mais, puisque j'y suis, autant agir au mieux pour défendre les principes démocratiques et organiser les forces qui s'en réclament. Depuis la nomination, cet été, de Viktor Yanoukovitch [dirigeant prorusse du Parti des régions] au poste de Premier ministre, le soutien à l'opposition s'affirme au sein de la population. Hors le président, dont les pouvoirs sont limités, qui dirige à présent le pays? Des communistes radicaux, des socialistes qui en sont restés aux idées de Lénine et un groupe qui représente les clans du business de l'ombre - une oligarchie qui entretient des liens étroits avec la Russie. Hostiles à la révolution Orange, ces gens-là ne se préoccupaient pas plus de défendre l'unité du pays que sa souveraineté. Ils veulent à toute force faire entrer l'Ukraine dans un espace économique commun avec la Russie et renforcer sa dépendance énergétique à l'égard de Moscou.

Que pensez-vous de l'accord gazier conclu en 2006 entre les deux pays?

Après les coupures de gaz de l'hiver dernier, les dirigeants ukrainiens, sous la pression russe, ont accepté de rompre des contrats, négociés dans les années 1990, qui étaient valables jusqu'en 2010. L'accord passé depuis lors avec Moscou est inacceptable, car il place l'avenir énergétique du pays dans les mains d'une entité opaque, RosUkrEnergo, créée dans les derniers mois du régime de Leonid Koutchma et liée à des intérêts criminels. Avant d'entrer en politique, j'ai travaillé dans l'industrie du gaz, et je sais que le négoce de l'énergie entre les Etats issus de l'ex-Union soviétique est infesté de corruption. Cette société russo-ukrainienne enregistrée en Suisse a miraculeusement obtenu le monopole des importations de gaz en Ukraine. Le volume de ses transactions atteint 10 milliards de dollars alors que son capital propre représente tout au plus 30 000 euros! Pour aggraver les choses, cette firme est un vecteur permettant à Moscou d'exercer des pressions sur Kiev. Au-delà du gaz, il s'agit d'une emprise politique qui vise à maintenir l'Ukraine sous influence.

Après les législatives de 2006, pourquoi toute entente entre vous et le président Youchenko s'est-elle révélée impossible?

La rupture au sein de la coalition orange est antérieure. Les premiers signes sont apparus dès septembre 2005, lorsqu'il a limogé le gouvernement que je dirigeais. Le chef de l'Etat subissait la pression conjuguée des clans de l'oligarchie et de Moscou - car je dérangeais les monopoles illégaux. Je m'étais attaquée à leurs flux financiers échappant à tout contrôle de l'Etat. J'ai mis en cause RosUkrEnergo. Quand j'ai été destituée, les officiels russes ont ouvertement remercié Youchenko...

Vous avez été une femme d'affaires prospère. Est-ce votre expérience de l'économie grise qui vous incite à la combattre?

Après l'indépendance, j'ai lancé ma propre société, devenue par la suite la plus puissante du pays dans la période postsoviétique - ce qu'elle est restée jusqu'en 1996. En important du gaz russe, elle est parvenue à revitaliser l'économie. Nous avions négocié un système d'échange avec la Russie, qui recevait des métaux, des tubes et autres produits de l'industrie ukrainienne, en échange de gaz et de pétrole. En quelques années, la dette gazière contractée par l'Ukraine a l'égard de la Russie a pu ainsi être en grande partie épongée. Mais des circonstances imprévues, en 1996, m'ont amenée à m'engager en politique - ce que je n'avais jamais envisagé jusque-là.

Que s'est-il passé?

Il y avait des élections législatives. A Kirovohrad, en Ukraine centrale, les gens sont venus me voir pour me demander d'être candidate. La société que je dirigeais installait alors des conduites de gaz dans cette région, qui était l'une des plus pauvres. Et les habitants voyaient bien que nous tentions d'améliorer leur quotidien. La politique, pour moi, était une activité inédite. Je me suis prise au jeu, j'ai regardé de près ce qui pouvait être fait pour défendre les intérêts de Kirovohrad. J'ai été élue avec plus de 92% des suffrages, le record absolu lors de ce scrutin. Je me suis sentie investie d'une véritable responsabilité à l'égard de ceux qui avaient voté en ma faveur. C'était un sentiment neuf, qui donnait un sens différent à tout ce que je pouvais entreprendre. Jusque-là, j'avais été absorbée par des tâches très concrètes. Un temps, j'ai pensé que mon incursion en politique était le fait du hasard. J'ai pris conscience ensuite que c'est plutôt le business qui était un accident de parcours. Il est aujourd'hui sorti de ma vie.

La politique est-elle devenue votre vocation?

Quand j'ai commencé à m'y investir, j'ai vu tout ce qui n'allait pas et j'ai compris qu'il fallait que j'y reste pour lutter contre. En Ukraine, nombre de politiciens ont des liens avec le business et représentent des intérêts particuliers. Lorsque j'ai été élue pour la première fois, j'avais encore des attaches avec mon ancienne entreprise. Le régime de Leonid Koutchma a voulu les utiliser pour me tenir sous contrôle. C'est pourquoi j'ai coupé les ponts. Le pouvoir a alors monté des accusations, utilisé la justice à mon encontre. Ceux qui voudraient m'influencer à présent n'ont aucun levier à leur disposition. Personne ne peut prétendre avoir barre sur moi.

Comment vous êtes-vous imposée dans un domaine qui reste dominé par les hommes?

Ce n'est pas très difficile. Les politiciens sont faibles et font souvent preuve de présomption. Lorsqu'ils se trouvent face à une femme, ils ne s'attendent guère à rencontrer une "dame de fer". Cela en étonne plus d'un. Ce qui me rend forte, c'est le fait que nombre d'Ukrainiens me fassent confiance. J'ai une responsabilité à leur égard et je ne peux m'en détourner. Nous avons renversé l'ancien pouvoir, certes, mais ce n'était qu'une première étape. Peut-être vais-je m'épuiser à la tâche, mais je n'ai aucune intention de m'arrêter.

Source : http://www.lexpress.fr propos recueillis par Sylvaine Pasquier

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mer noire

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Voyage autour de la mer Noire, par Thomas Ferenczi (Le Monde)

Parce qu'il refuse de payer la nouvelle taxe imposée par les autorités ottomanes sur la traversée du Bosphore, un riche marchand de Constantinople, le seigneur Kéraban, décide de regagner sa villa de Scutari par le chemin inverse : il fera le tour de la mer Noire pour rentrer chez lui sans s'acquitter de cet impôt "inique" et "vexatoire", même si ce voyage doit lui coûter beaucoup plus cher que la modeste contribution demandée par le gouvernement. Comme le train ne lui plaît pas et que le bateau lui donne le mal de mer, il lui faudra parcourir en chaise de poste, pendant quarante-cinq jours, près de 3 000 kilomètres à travers les terres souvent inhospitalières qui bordent ce vaste lac intérieur, connu dans l'Antiquité sous le nom de Pont-Euxin.

Le roman de Jules Verne qui raconte cette tumultueuse odyssée s'intitule Kéraban le têtu. Publié en 1883, il n'est pas le plus connu de l'auteur des Voyages extraordinaires, mais il constitue une bonne leçon de géographie pour qui veut s'aventurer, sur les pas du seigneur Kéraban, aux confins orientaux de l'Europe. "Du moment que le seigneur Kéraban prétendait suivre le périmètre de la mer Noire, son itinéraire allait d'abord se développer sur le littoral de la Roumélie, de la Bulgarie et de la Roumanie pour atteindre la frontière russe", explique l'auteur. Le voyageur passerait ensuite par la Bessarabie, la Chersonèse, la Tauride, puis le Caucase et la Transcaucasie, avant de longer l'Anatolie jusqu'à retrouver le Bosphore "sans avoir rien payé de la taxe nouvelle".

Les pays qui entourent la mer Noire sont aujourd'hui l'Ukraine au nord, la Russie et la Géorgie à l'est, la Turquie au sud, la Bulgarie et la Roumanie à l'ouest. Avec l'entrée de ces deux derniers Etats dans l'Union, celle-ci est désormais riveraine. Cette mer qui fut naguère fortement insérée dans l'espace soviétique est devenue en grande partie européenne, et elle le sera plus encore quand la Turquie puis éventuellement l'Ukraine adhéreront à leur tour. L'importance stratégique de la mer Noire, lieu de passage du gaz et du pétrole de la mer Caspienne et moyen d'accès à la Méditerranée par les détroits du Bosphore et des Dardanelles, n'est plus à démontrer. Elle explique les convoitises dont cette zone est l'objet depuis longtemps.

Pourtant l'Union européenne manque d'une stratégie claire à l'égard des pays de la région. En réalité, elle en a trois, souligne Marius Vahl, chercheur au Centre for European Policy Studies (CEPS), un institut bruxellois : l'adhésion pour la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie, la politique de voisinage pour l'Ukraine et la Géorgie, un nouveau partenariat stratégique pour la Russie. Alors que l'Europe s'efforce de développer à ses frontières à la fois une "dimension nordique" et une "dimension euroméditerranéenne", elle ne s'est pas encore dotée, regrette cet expert, d'une "dimension mer Noire", faute du soutien actif de ses membres. La Bulgarie et la Roumanie se proposent précisément de contribuer à la recherche de cette nouvelle "synergie", selon l'expression d'un autre analyste du CEPS, Fabrizio Tassinari, qui invite l'UE à concentrer ses efforts de coordination sur cinq secteurs prioritaires : l'environnement, les transports, l'énergie, la sécurité intérieure, la démocratie.

L'Union européenne devra faire preuve de beaucoup de détermination pour organiser cette coopération. Il lui faudra associer aux discussions la Russie et la Turquie, qui sont les deux principales puissances de la région. Avec l'une comme avec l'autre, les relations ne sont pas au beau fixe. Russes et Turcs ont montré, dans leurs négociations avec Bruxelles, qu'ils sont des interlocuteurs opiniâtres. Relisons Jules Verne : l'entêtement du seigneur Kéraban n'a d'égal que l'obstination d'un autre de ses personnages, le Russe Michel Strogoff.

Source : http://www.lemonde.fr

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gouvernement

L'Ukraine adopte la loi sur les ministres du gouvernement

Le Conseil suprême de l'Ukraine a passé outre vendredi au veto du président Victor Iouchtchenko sur  la loi concernant les ministres du gouvernement. 

Dans un Parlement qui compte 450 sièges, 366 parlementaires ont voté en faveur de la décision d'outrepasser le veto du président  Iouchtchenko sur la loi, qui a été adoptée le 21 décembre 2006. Avec l'adoption de la nouvelle loi, M. Iouchtchenko perd le  droit d'opposer son veto au choix du Premier ministre et à la  nomination des ministres des Affaires étrangères et de la Défense  par le Parlement.   

C'est la deuxième fois que le droit de veto dont joui le  président Iouchtchenko est cassé par le Parlement. En début de  semaine, le Parlement a aussi annulé son veto sur le moratoire  concernant la vente de terres agricoles. Le président ukrainien envisage de défier le vote devant la  Cour constitutionnelle, bien que la Constitution dise qu'il doit  signer la loi, a déclaré Arsenily Yatsenyouk, premier adjoint au  secrétariat présidentiel.

Source : http://www.french.xinhuanet.com

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écoutes téléphoniques

Les socialistes exigent de mener une enquête sur les écoutes illicites

Le groupe socialiste à la Rada exige des dirigeants des organes judiciaires et de sécurité ukrainiens de mener une enquête de service sur les écoutes illicites des entretiens téléphoniques du président de la Rada, Alexandre Moroz, a déclaré le député Ivan Bokiï.

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Il y a quelques jours certains médias ont publié un fragment des entretiens téléphoniques entre M. Moroz et un diplomate britannique, peut-on lire dans la déclaration du groupe du Parti socialiste diffusée vendredi. Les socialistes affirment que l'enregistrement a été réalisé par les services spéciaux ukrainiens et notamment le Service de sécurité d'Ukraine (SBU). "Il y a tout lieu d'estimer que cet enregistrement n'est pas un faux", soulignent les auteurs de la déclaration. "Les dirigeants de tous les organes de sécurité qui disposent des moyens techniques pour réaliser ces opérations illicites cherchent à faire accroire à la presse et à l'opinion qu'ils ne font rien de pareil à l'encontre de personnalités politiques", déclare le député Bokiï. "Le groupe du Parti socialiste d'Ukraine exige des dirigeants des organes de sécurité et des services secrets de mener dans les meilleurs délais une enquête de service et de révéler les sources des enregistrements illicites dont le président de la Rada a fait l'objet", peut-on lire dans la déclaration du député.

Le groupe socialiste à la Rada insiste que le Service de sécurité d'Ukraine, le ministère de l'Intérieur et la Commission d'Etat aux télécommunications spéciales présentent un rapport officiel sur le contrôle de l'utilisation des moyens de surveillance électronique. Le groupe socialiste ne prendra part aux votes parlementaires sur la question des activités des services spéciaux avant la présentation de ce compte rendu, a averti le député ukrainien. "Le scandale autour des écoutes illicites d'hommes politiques ukrainiens doit faire l'objet du rapport que les dirigeants des administrations de force et du Parquet général ukrainien présenteront à la Rada", a souligné le député. Selon lui, "le secrétariat du président doit également parler (aux parlementaires) des raisons de son ingérence dans les activités des services secrets ukrainiens". "Le parlement doit connaître s'il y a un lien entre l'ingérence du secrétariat du président dans les activités du SBU et les écoutes illicites des entretiens téléphoniques de politiques et de fonctionnaires ukrainiens", écrivent les socialistes.

Le président de la Rada et leader des socialistes ukrainiens Alexandre Moroz a confirmé de son côté que les textes de ses entretiens téléphoniques publiés dans des éditions Internet sont "parfaitement exacts".

Source: http://fr.rian.ru

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18 décembre 2006

diplomatie

Le chef de la diplomatie ukrainienne a présenté son rapport d'activité au parlement

La politique extérieure de l'Ukraine est devenue efficace et prévisible, a estimé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Boris Tarassiouk.

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"Depuis ces deux dernières années, le monde a appris beaucoup plus de choses positives sur l'Ukraine que pendant les dix années précédentes", a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne, intervenant lors d'une séance plénière de la Rada Suprême (parlement) de l'Ukraine.

Il y a deux semaines, les parlementaires ukrainiens avaient décidé d'examiner les rapports d'activité des ministres des Affaires étrangères et de la Défense. En fonction des résultats du travail des ministres cités, les députés peuvent soulever la question de leur démission.

Dans son rapport d'activité au parlement, Boris Tarassiouk a fait remarquer qu'à l'heure actuelle, l'Union européenne (UE) figurait parmi les principaux partenaires commerciaux de l'Ukraine. "Plus de la moitié des citoyens de l'Union européenne sont favorables à l'idée de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, et nos concitoyens y aspirent, eux aussi", a indiqué le ministre des Affaires étrangères d'Ukraine.

Selon ce dernier, les diplomates ukrainiens en coopération avec les organes du pouvoir du pays ont déployé le maximum d'efforts pour obtenir un soutien diplomatique à l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Désormais, a poursuivi Boris Tarassiouk, la question de l'adhésion du pays à l'OMC est soumise à la Rada Suprême. Le ministre est persuadé que l'Ukraine doit poursuivre sa ligne d'adhésion à l'Alliance de l'Atlantique Nord. "En tant que juriste et diplomate, je suis convaincu que notre ligne d'adhésion à l'OTAN est tout à fait légitime", a-t-il dit.

Par ailleurs, Boris Tarassiouk a appuyé la déclaration du premier ministre, Viktor Ianoukovitch, sur la nécessité d'informer la population de l'Ukraine sur la nature et l'activité de cette organisation. Quoi qu'il en soit, a noté le diplomate, l'Etat ne doit financer ni les campagnes en faveur de l'OTAN ni celles d'opposition à l'adhésion à l'Alliance.

Source : http://fr.rian.ru

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11 décembre 2006

gouvernement

Iouchtchenko s'oppose au renvoi de l'un de ses fidèles ministres

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a ordonné au ministre des Affaires étrangères, Boris Tarassiouk, de rester à son poste, en dépit de la motion parlementaire de limogeage votée contre lui le 1er décembre.

Si Boris Tarassiouk reste ministre des Affaires étrangères, les relations entre le président Iouchtchenko, pro-occidental, et son Premier ministre Viktor Ianoukovitch, prorusse, risquent de se dégrader davantage. En effet, à l'instigation de celui-ci, la Rada suprême, le Parlement ukrainien, a déjà voté une motion ordonnant le renvoi du ministre de l'Intérieur, Iouri Loutsenko, et le prochain départ sera "vraisemblablement celui du ministre de la Défense, Anatoly Gritsenko, puisque le projet de son renvoi a été enregistré le 5 novembre au Parlement", explique le quotidien russe Kommersant. Le journal note que "ces trois ministres sont fidèles au président", notamment quant à sa position pro-occidentale et favorable à une adhésion de l'Ukraine à l'OTAN.

Viktor Iouchtchenko aurait profité du recours qu'a déposé Boris Tarassiouk devant un tribunal de la capitale et du voyage de quatre jours aux Etats-Unis de Viktor Ianoukovitch pour faire parvenir à son ministre l'ordre de rester en place. Kommersant rapporte les propos de Boris Tarassiouk : "J'ai déposé un recours auprès d'un tribunal de Kiev visant à déclarer illégale la motion déposée contre moi. La Cour a examiné ma demande et a décidé de suspendre la décision de la Rada." Au même moment, poursuit le quotidien russe, "le président Iouchtchenko signait une ordonnance stipulant que les nominations aux postes de ministre des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Intérieur et à d'autres postes clés de l'exécutif devaient faire l'objet de l'accord préalable du président. Viktor Iouchtchenko essaie ainsi de conserver l'influence que Ianoukovitch lui a dérobée au sein du gouvernement."

Les deux hommes partagent le pouvoir depuis le mois d'août 2006 à la suite de l'échec des tentatives de formation d'une coalition entre le parti du président Viktor Iouchtchenko et celui, pro-occidental, de Ioulia Timochenko, son ex-alliée de la "révolution orange". Dans une perspective de rassemblement du pays, pris en tenaille entre la Russie et l'Europe, Viktor Iouchtchenko avait alors consenti à cette coalition qui s'annonçait difficile.

Source : http://www.courrierinternational.com

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ianoukovitch aux etats-unis

Le Parti des Régions satisfait de la visite de Ianoukovitch aux Etats-Unis

Les ententes survenues lors de la récente visite du premier ministre Viktor Ianoukovitch aux Etats-Unis sont d'une grande importance pour l'Ukraine, a indiqué Evgueni Kouchnarev, député et membre du groupe politique du Parti au parlement ukrainien.

"Sans aucun doute, les ententes sur le soutien politique à l'adhésion de l'Ukraine à l'OMC, la compréhension de notre position à l'égard de l'OTAN et aussi la participation (promise) du capital américain à des projets d'investissement en Ukraine sont d'une grande importance", a noté le député. Le niveau des rencontres menées par le premier ministre ukrainien à Washington témoigne du fait que "le gouvernement des Etats-Unis perçoit le gouvernement ukrainien comme constitutionnel, arrivé au pouvoir suite à une victoire des forces parlementaires et à la mise en place d'une coalition", a souligné le député.

Une délégation ukrainienne conduite par le premier ministre Viktor Ianoukovitch s'est trouvée aux Etats-Unis en visite officielle du 3 au 7 décembre. A Washington, M. Ianoukovitch a réaffirmé sa position, annoncée en septembre dernier à la réunion de la commission Ukraine-OTAN à Bruxelles, selon laquelle l'Etat ukrainien n'est pas prêt à réaliser le Plan d'actions sur l'adhésion à l'OTAN. "Nous avons dit la vérité à Bruxelles et nous l'avons réaffirmée à Washington", a indiqué le premier ministre Ianoukovitch rencontrant la secrétaire d'Etat américain Condoleezza Rice.

Les partenaires internationaux de Kiev attendent avant tout l'arrivée d'une stabilité politique en Ukraine, a noté M. Ianoukovitch cité par le service de presse du gouvernement.

Source : http://fr.rian.ru

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27 novembre 2006

interview

Timochenko : «Une femme doit être blindée»

En 2004, Ioulia Timochenko, 46 ans, était l'égérie de la révolution orange, à Kiev. Nommée à la tête du gouvernement, puis limogée par le président Iouchtchenko, elle dirige aujourd'hui l'opposition ukrainienne (son parti, le Bloc Timochenko, a obtenu 23% des voix aux élections législatives et 119 députés au Parlement). De la difficulté d'être une femme en politique...

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Le Figaro Magazine - Après avoir dirigé le gouvernement puis avoir été limogée, vous êtes dans l'opposition. Et votre pire ennemi, Viktor Ianoukovitch, a pris votre place au côté du président Iouchtchenko. Pourquoi ?
Ioulia Timochenko - C'est une équipe disparate, voire désunie qui est arrivée au pouvoir après la révolution orange. L'espoir suscité par ce mouvement populaire n'a pas tenu ses promesses. Autour du Président, dont je fus l'alliée fidèle, s'est constituée une équipe d'oligarques plus intéressés par les affaires que par les réformes. Ces gens-là ont réussi à le convaincre que ma popularité pouvait lui faire du tort. Bref, que j'étais une intrigante qui lorgnait son poste. Quand je lui ai apporté les preuves de leur corruption, il m'a remerciée.

Que vous inspire la désignation de Ségolène Royal à la candidature présidentielle ?
C'est une bonne chose. Quand les femmes prennent le pouvoir - je pense à Margaret Thatcher -, elles font plus d'efforts. Leur travail est sérieux. Parce que leur chemin a été difficile et semé d'embûches. Remarques sexistes, rumeurs diverses : on s'intéresse à tout sauf à votre programme. Il faut être blindée. Je connais et j'apprécie Nicolas Sarkozy. En revanche, je n'ai jamais rencontré Ségolène Royal. Par conséquent, je dis : «Que le (ou la) meilleur gagne !»

Serez-vous présidente un jour ?
En tout cas, je me présenterai aux élections de 2009 et je crois avoir des chances de gagner. Mon but, c'est de faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne. A l'heure où la Turquie frappe à la porte de l'Europe, j'invite les observateurs à visiter notre pays pour leur montrer à quel point nous faisons partie, culturellement et historiquement, de ce continent.

Source : http://www.lefigaro.fr

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19 octobre 2006

gouvernement

Cinq ministres du parti de Viktor Iouchtchenko démissionnent

Cinq ministres issus de Notre Ukraine, la formation du président ukrainien Viktor Iouchtchenko, ont présenté leur démission en raison de l'échec des négociations pour créer une coalition gouvernementale élargie, a annoncé jeudi leur parti.

Notre Ukraine a tenté en vain de trouver un terrain d'entente avec le Parti des régions, la formation de l'ancien président et nouveau Premier ministre Viktor Ianoukovitch, qui avait perdu le pouvoir à la suite de la "révolution orange" de l'hiver 2004-2005.
Les ministres démissionnaires sont ceux de la Justice, de la Santé, de la Culture, de la Jeunesse et de l'Intérieur.
En revanche, le ministre des Affaires étrangères, Borys Tarasyouk, et son homologue de la Défense, Anatoly Hrytsenko, devraient conserver leur portefeuille. Ils avaient été nommés directement par Iouchtchenko et symbolisent sa volonté d'ouverture vers l'Ouest, par opposition à l'ancrage pro-russe du Parti des régions.

Source: http://permanent.nouvelobs.com

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17 octobre 2006

orientation

Incertitudes politiques en Ukraine mais cap pro-occidental maintenu

L'Ukraine est entrée dans une nouvelle période d'incertitude politique, même si le président Viktor Iouchtchenko a relativisé jeudi l'annonce du passage de son parti dans l'opposition, mais son cap pro-occidental reste inchangé.

Iouchtchenko


Prenant le contre-pied de sa formation (Notre Ukraine), M. Iouchtchenko a appelé à la poursuite des discussions avec le Premier ministre pro-russe Viktor Ianoukovitch sur une coalition et fait la sourde oreille devant les appels à révoquer les ministres de son parti. "Je demanderai à toutes les forces politiques de réfléchir encore une fois à leur position (...) et de signer un accord" de coalition, a-t-il dit, cité par Interfax. Le parti présidentiel, qui a des ministres au gouvernement mais ne fait pas partie de la majorité parlementaire, a rompu mercredi les négociations sur son entrée dans la coalition majoritaire au Parlement. Celle-ci rassemble le parti des Régions de M. Ianoukovitch, les socialistes et les communistes.

Le Premier ministre a affiché une certaine décontraction après cette annonce fracassante. "Je pense qu'avec le président nous allons trouver assez de forces pour faire face aux émotions de certains hommes politiques et signer un accord de coalition avec Notre Ukraine", a-t-il déclaré cité par l'agence Interfax. Cette déclaration a reposé la question de l'orientation pro-occidentale de l'Ukraine, que M. Iouchtchenko souhaiterait faire entrer au plus vite dans l'Union européenne et dans l'Otan.

"Paradoxalement les questions de l'intégration qui sont à l'ordre du jour - l'entrée à l'OMC et la conclusion d'un nouvel accord de partenariat avec l'UE - ne provoquent pas de différends" entre Iouchtchenko et Ianoukovitch, note le politologue Olexandre Dergatchev, de la revue Pensée politique. "Quant à l'adhésion à l'Otan, c'est certes un objectif stratégique de Iouchtchenko, mais pas une question d'ordre pratique aujourd'hui. Tout le monde comprend que l'Ukraine doit réaliser de nombreuses réformes pour que cela devienne réalité", poursuit-il.

Le ministre ukrainien de la Défense, Anatoli Gritsenko, un fidèle du président Iouchtchenko, a réaffirmé pour sa part lors d'une réunion avec l'Otan au Portugal le choix "stratégique" de son pays "d'adhérer pleinement à l'Otan". "L'intégration européenne a été, est et sera la principale priorité de l'Ukraine", a également souligné le ministre de l'Economie Volodymyr Makoukha, s'exprimant à Kiev devant des hommes d'affaires européens.

Le flottement politique de Notre Ukraine rend a priori incertain le sort des ministres clés, celui des Affaires étrangères et de la Défense, nommés par le président aux termes de la Constitution et qui défendent le cours pro-occidental du président. "La politique extérieure définie par le président restera inchangée, même s'il y d'autres personnalités à la tête des ministères", estime Vadim Karassev de l'Intitut des stratégies globales. Selon lui, M. Ianoukovitch qui se sent de moins en moins bien dans la coalition avec les socialistes et les communistes, mécontents de sa politique sociale, a aussi intérêt à "envoyer un message pro-occidental". "Ianoukovitch doit apparaître aux yeux de l'Occident comme un homme politique civilisé et non une marionnette de Moscou. Les hommes d'affaires de Donetsk qui l'ont porté au pouvoir et qui préparent des IPO (introductions en Bourse) à Londres ont besoin d'une image positive à l'Ouest", soutient l'analyste Volodymyr Fessenko du centre Penta.

"Les tensions internes augmentent mais il ne s'agit pas encore d'une crise politique", estime-t-il.

Source : http://www.cyberpresse.ca

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