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Le journal d'Ukraine

sélection des infos du Net par Smily France-Ukraine

18 décembre 2006

UE

Détournements d'aides à Tchernobyl: un fonctionnaire inculpé pour corruption

Le fonctionnaire européen soupçonné de détournements dans le cadre de l'aide accordée à l'Ukraine pour faire face aux conséquences de la catastrophe de Tchernobyl a été inculpé pour "corruption", a indiqué la justice belge.

tcherno

Ce Belge de 39 ans, qui travaillait pour le bureau de Kiev de la Commission européenne, a été interpellé à Bruxelles en mai 2006 et est "toujours en détention préventive", a expliqué le porte-parole du parquet fédéral, au lendemain de la révélation de l'affaire dans la presse belge.

Il a été inculpé par le juge d'instruction bruxellois Jean-Claude Van Espen pour "corruption passive de fonctionnaire", a ajouté le porte-parole, Mme Lieve Pellens.La Commission européenne avait indiqué mardi, après des révélations du journal La Libre Belgique, qu'elle était au courant de ce dossier et qu'elle-même et l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) collaboraient avec les autorités belges.

A la suite de la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, l'Ukraine a bénéficié d'une importante aide internationale, émanant notamment de la Commission européenne, via des contrats passés avec des entreprises locales et étrangères, si elle s'engageait à fermer ses vielles centrales nucléaires. L'Olaf a expliqué avoir lancé une enquête "fin 2005" après avoir reçu des informations sur des irrégularités présumées lors de l'attribution d'un marché d'amélioration de l'approvisionnement en énergie en Ukraine après la fermeture de la centrale de Tchernobyl."Dans le cours de cette procédure, pour un contrat d'une valeur de près de 19 millions d'euros, une société s'est vu offrir une +assistance+ pour remporter le contrat en échange d'une commission illégale de 4% de la valeur totale", explique l'office européen dans un communiqué.

Le dossier a ensuite été confié à la justice belge. A ce stade de l'enquête, ni les autorités belges, ni les instances européennes n'ont souhaité révéler le montant total des fonds qui auraient été détournés.

Source : http://www.cyberpresse.ca

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rapport

Amnesty International exhorte le gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du Comité des droits de l'homme

Le gouvernement ukrainien doit sans délai mettre en application les recommandations du Comité des droits de l'homme des Nations unies, qui a publié ses observations finales le 3 novembre 2006, après avoir examiné le 23 octobre le sixième rapport périodique de l'Ukraine sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).

Les conclusions du Comité se sont fait l'écho de préoccupations exprimées par Amnesty International, concernant la torture et les mauvais traitements infligés en garde à vue, les conditions de détention provisoire, la violence domestique, la protection des droits des demandeurs d'asile – notamment l'expulsion de 10 demandeurs d'asile ouzbeks en février 2006 – et le manque de détermination à protéger les minorités ethniques et religieuses des agressions racistes et antisémites.

Amnesty International appuie les recommandations du Comité des droits de l'homme. Il recommande notamment aux autorités de permettre l'inspection indépendante des centres de détention, avec la possibilité d'interroger tout détenu en privé, et de ne pas expulser des étrangers vers des pays où ils risquent d'être torturés ou maltraités. En outre, il invite le gouvernement à renforcer son action dans la lutte contre la violence domestique, à ouvrir à toutes les femmes les centres médicaux et sociaux chargés d'accueillir les victimes et à s'assurer que l'article de loi relatif au «comportement de la victime» ne serve pas à accorder l'impunité aux auteurs. Enfin, le gouvernement doit veiller à protéger tous les membres de minorités ethniques, religieuses ou linguistiques contre toute violence ou discrimination.

Amnesty International avait présenté son propre rapport aux membres du Comité des droits de l'homme, exposant ses préoccupations. L'organisation a publié ce document le 6 novembre 2006 : Ukraine: Briefing to the UN Human Rights Committee June 2006 (index AI : EUR 50/003/2006 ; http://web.amnesty.org/library/index/engeur500032006).

Source : http://www.amnesty.fr

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USA

Bush se rendra en Ukraine en 2007

Le président américain George W. Bush effectuera une visite en Ukraine en 2007, a annoncé la présidence ukrainienne. La visite "aura lieu l'année prochaine", a déclaré à la presse le chef adjoint de la présidence, Olexandre Tchaly, sans plus de précision.
Le président Bush pourrait se rendre à Kiev en hiver ou au printemps 2007, selon l'ambassade américaine en Ukraine, citée par Interfax.La visite de M. Bush en Ukraine était attendue l'été dernier, mais a été reportée en raison de la crise politique dans cette ex-république soviétique.

Source : http://www.cyberpresse.ca

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diplomatie

Le chef de la diplomatie ukrainienne a présenté son rapport d'activité au parlement

La politique extérieure de l'Ukraine est devenue efficace et prévisible, a estimé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Boris Tarassiouk.

brosi

"Depuis ces deux dernières années, le monde a appris beaucoup plus de choses positives sur l'Ukraine que pendant les dix années précédentes", a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne, intervenant lors d'une séance plénière de la Rada Suprême (parlement) de l'Ukraine.

Il y a deux semaines, les parlementaires ukrainiens avaient décidé d'examiner les rapports d'activité des ministres des Affaires étrangères et de la Défense. En fonction des résultats du travail des ministres cités, les députés peuvent soulever la question de leur démission.

Dans son rapport d'activité au parlement, Boris Tarassiouk a fait remarquer qu'à l'heure actuelle, l'Union européenne (UE) figurait parmi les principaux partenaires commerciaux de l'Ukraine. "Plus de la moitié des citoyens de l'Union européenne sont favorables à l'idée de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, et nos concitoyens y aspirent, eux aussi", a indiqué le ministre des Affaires étrangères d'Ukraine.

Selon ce dernier, les diplomates ukrainiens en coopération avec les organes du pouvoir du pays ont déployé le maximum d'efforts pour obtenir un soutien diplomatique à l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Désormais, a poursuivi Boris Tarassiouk, la question de l'adhésion du pays à l'OMC est soumise à la Rada Suprême. Le ministre est persuadé que l'Ukraine doit poursuivre sa ligne d'adhésion à l'Alliance de l'Atlantique Nord. "En tant que juriste et diplomate, je suis convaincu que notre ligne d'adhésion à l'OTAN est tout à fait légitime", a-t-il dit.

Par ailleurs, Boris Tarassiouk a appuyé la déclaration du premier ministre, Viktor Ianoukovitch, sur la nécessité d'informer la population de l'Ukraine sur la nature et l'activité de cette organisation. Quoi qu'il en soit, a noté le diplomate, l'Etat ne doit financer ni les campagnes en faveur de l'OTAN ni celles d'opposition à l'adhésion à l'Alliance.

Source : http://fr.rian.ru

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OTAN

L’entrée de l’Ukraine à l’OTAN aggravera ses relations avec la Russie

L’entrée de l’Ukraine à l’OTAN aggravera ses relations avec la Russie, a déclaré jeudi à Kiev le vice-Premier ministre et ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov.

"Il ne s’agit pas d’une attitude favorable ou défavorable de la Russie à l’égard du droit souverain de l’Ukraine de choisir les vecteurs clés de sa politique en matière de sécurité. Le peuple ukrainien et l’élite ukrainienne choisissent eux-mêmes la forme de leur coopération avec ces structures", a noté M.Ivanov. "Mais les conséquences de ces décisions auront un effet négatif sur les rapports entre les deux pays, que nous le voulions ou non".

Source : http://www.armees.com

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12 décembre 2006

transnistrie

Igor Smirnov réélu à la tête de la Transnistrie

La région séparatiste russophone de Transnistrie, en Moldavie, a réélu dimanche le dirigeant pro-russe Igor Smirnov pour un quatrième mandat de cinq ans, annonce le chef de la commission électorale centrale.

Agé de 65 ans, Smirnov, au pouvoir depuis 1990, a reçu les suffrages de 82,4% des électeurs de cette étroite bande de terre des rives du Dniestr, indépendante de fait depuis 16 ans, mais qui n'est pas reconnue par la communauté internationale. Le taux de participation a été de 66,1%.

En septembre dernier, plus de 97% des Transnistriens s'étaient prononcés pour le maintien de l'indépendance et pour un futur rattachement à la Russie, dont la région est territorialement séparée par l'Ukraine. Smirnov, ancien directeur d'usine, est considéré comme un dur qui exclut tout compromis avec le pouvoir moldave et souhaite l'intégration de sa région à la Russie, laquelle maintient un contingent militaire en Transnistrie.

Source : http://www.lexpress.fr

La Moldavie déclare illégale la présidentielle en Transnistrie

Le gouvernement moldave a  déclaré hors-la-loi l'élection présidentielle tenue en Transnistrie, région séparatiste pro-russe en Moldavie, appelant la communauté internationale au boycotte des résultats électoraux. La dernière élection présidentielle est la quatrième du genre depuis  que la Transnistrie a déclaré son indépendance en 1990. 

Le président en exercice Igor Smirnov est donné favori parmi  les quatre candidats en lice, a rapporté l'agence de presse  moldave. Plus tôt, le gouvernement moldave a demandé à d'autres pays de  ne pas envoyer d'observateurs pour ces élections. Pourtant, le  scrutin a été observé par plusieurs dizaines de législateurs  russes et ukrainiens. La Transnistrie, située entre la rivière Dniestrie et  l'Ukraine avec une population de 550 000 habitants, est une ex-république soviétique.

Source : http://www.french.xinhuanet.com

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11 décembre 2006

evolution

La démocratie progresse, la corruption aussi

Depuis deux ans, l'Ukraine a subi des changements rapides et complexes qui peuvent déconcerter les observateurs étrangers, mais il reste possible de dégager les traits les plus saillants : avancées de la démocratie, retour de la corruption.

Les thèmes dominants de la Révolution Orange étaient la liberté, la démocratie et la justice, alors que les thèmes économiques et sociaux en étaient notablement absents. On n’obtient souvent que ce qu’on demande : les réussites les plus spectaculaires et les plus rapides de la Révolution Orange furent la liberté d'expression et celle des médias. La diversité de ceux-ci semble solidement garantie par celle de leurs propriétaires, et leur qualité s'est beaucoup améliorée. Par ailleurs, divers mouvements populaires se sont succédé au niveau local, ce qui montre que les Ukrainiens n'ont plus peur. La démocratie a aussi fait de gros progrès. L'Ukraine a beaucoup avancé dans la voie du parlementarisme, un système qui garantit plus de transparence et de responsabilité. Elle a adopté un système électoral à la proportionnelle, qui a permis de structurer le système des partis. Un équilibre des pouvoir s’est établi entre le Parlement et le président.

De nombreux Ukrainiens s’irritent que l'on n'ait pas envoyé les « bandits » en prison. Mais l’Etat de droit n’admet pas l’arbitraire de la justice révolutionnaire. L’évolution du système judiciaire commence toujours par le haut, et on notera à cet égard que dans leur nouvelle composition, la Cour de Justice constitutionnelle et la Cour suprême se sont sérieusement renforcées. Représentant différents corps, ces instances sont plus équilibrées et on peut espérer qu’elles se montreront plus objectives. A en croire Transparency International, une ONG qui fait autorité sur ce sujet, la corruption a beaucoup décliné tant en 2005 qu'en 2006, comme on pouvait s’y attendre au vu des nouvelles possibilités de la dénoncer publiquement. Les législatives du 26 mars 2006 furent un franc succès pour la démocratie. Cinq partis ont passé le seuil de 3 % qui permet la représentation au Parlement. Pour former le gouvernement, au moins deux des trois principaux, le parti des Régions du Premier ministre Viktor Ianoukovitch, le Bloc de Ioulia Timochenko et Notre Ukraine du Président Viktor Iouchtchenko, ont dû former une coalition.

A l’issue de marchandages peu glorieux, Ianoukovitch et Iouchtchenko se sont mis d'accord au début du mois d'août sur un gouvernement de coalition. À ce moment, on a pu avoir l’impression d’un compromis historique. Le parti pro-occidental Notre Ukraine obtenait ce qui lui importait le plus – la politique étrangère, l'application de la loi et la culture, tandis que les Régions recevaient ce qui intéresse davantage l'est du pays, l'économie, même si la nomination du président de la banque centrale revenait à Viktor Iouchtchenko. Malheureusement, cette coalition était mort-née. Notre Ukraine a débattu deux mois pour décider si le parti devait rejoindre la coalition, pour finalement décider que non – bel exemple de suicide politique. Ses dirigeants se sont tellement disputés qu’ils ont laissé leur espace politique vacant. Les oligarques se sont dès lors empressés de réoccuper le terrain. Il faut savoir que le pays est dominé par quatre entreprises métallurgiques, toutes basées à l'Est et qui comptent chacune 100 000 salariés environ. Deux sont installées à Donetsk et deux à Dniepropetrovsk ; toutes se font une âpre concurrence.

La plus importante est System Capital Management, basé à Donetsk et propriété de Rinat Akhmetov, qui est la colonne vertébrale du parti des Régions. Ioulia Timochenko a quant à elle réuni de nombreux et puissants hommes d'affaires dans son groupe parlementaire, tout en s’alliant étroitement au Privat Group de Dniepropetrovsk. Après l’effondrement de Notre Ukraine en octobre, le président Iouchtchenko a réorienté sa stratégie. Il a invité à rejoindre son équipe plusieurs dirigeants du troisième groupe industriel, l'Union Industrielle du Donbass (dont le siège est à Donetsk). Il s’est également rapproché du quatrième groupe, l'Interpipe de Viktor Pinchuk (basée à Dniepropetrovsk).

L'Ukraine a ainsi équilibré les pouvoir entre gouvernement, président et opposition parlementaire et par la même occasion entre les grands groupes industriels et les trois principales personnalités politiques. Tout ce petit monde peut régler ses conflits devant une Cour de Justice constitutionnelle qui n’est pas sans évoquer les États-Unis au 19e siècle. En termes de législation, l'Ukraine est toujours en retard sur les autres ex-pays de l’est, mais en étant optimiste on peut imaginer que ce nouvel équilibre des pouvoirs amènera le développement, plus rapide que celui de la législation, d’une jurisprudence qui vu la préséance de la Cour de Justice pourrait fonder un système de common law.. La politique économique est entièrement aux mains du parti des Régions, qui soutient les intérêts des grandes entreprises. Le nouveau gouvernement centre ses efforts sur la croissance, et sur le plan fiscal il se montre conservateur. La grande question est une adhésion à l’OMC qui aura probablement lieu vers février 2007, bien avant celle la Russie. Cela suppose de jouer avec les transferts sociaux, en les indexant sur les prix plutôt que sur les revenus. Comme conséquence, le gouvernement espère faire passer l’imposition des entreprises de 25 à 20 % et la TVA de 20 à 18 % en 2008. Il a abandonné les discussions sur les reprivatisations et recommande de renforcer les droits de propriété existants ainsi que les ventes de terrain agricole privés.

La corruption à grande échelle reste un sérieux souci. Les mauvaises habitudes sont vite revenues, et en particulier la distribution de remboursements de TVA aux exportateurs. Dès le premier mois du nouveau gouvernement, l'Ouest a presque cessé de percevoir ses remboursements alors que l'Est obtenait deux fois sa part. La rumeur publique dit aussi que les fonctionnaires du fisc demandent un bakchich de 30 % pour ces remboursements indus.

Le gouvernement Ianoukovitch a également interdit les exportations de céréales, affirmant que les exportations doubleraient les prix domestiques. En réalité, l'Ukraine n'exportera probablement pas moins de 10 millions de grain cette année, on donnera le monopole de ces exportations à quelqu’un qui en profitera pour imposer aux paysans ukrainiens un prix en dessous du marché.

La troisième source d’inquiétude, en termes de corruption, est le commerce du gaz. Le ministre de l’Energie n’est autre que Yuriy Boiko, plus connu comme fondateur de RosUkrEnergo. Des voix éminentes affirment que Boiko a pour ambition de mettre en faillite l’entreprise publique Naftohaz Ukrainy, afin d’en racheter les débris à bas prix. La création de zones franches et les nouveaux investissements publics, enfin, pourraient bien être destinées à satisfaire les intérêts des acteurs économiques les plus puissants, alors que les PME pourraient bien faire les frais de ces cadeaux fiscaux. La question est simple. La démocratie ukrainienne est-elle assez forte pour arrêter ce terrible retour de la corruption ? J’ose espérer que la plupart de ces projets sont trop bien connus du public pour pouvoir être menés à terme, mais seul l’avenir le dira.

Source : http://www.telos-eu.com

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Europe

Oui, l’Ukraine est européenne!

La première réunion du Conseil Présidentiel Ukraine – Lituanie, suivie d’une visite officielle du Président lituanien, a eu lieu du 14 au 16 Novembre 2006 à Kiev, au palais Mariinsky. Ce fut l’occasion pour les deux Présidents de renforcer les liens politiques, économiques et humanitaires tissés depuis 15 ans entre les deux pays.

Le Président ukrainien, Victor Yushchenko a souligné que la stabilité du partenariat était basée sur un désir commun de construire une Europe libre et stable. De son côté, le Président lituanien, Valdas Adamkus a réaffirmé le soutien de la Lituanie aux aspirations euro-atlantiques de l’Ukraine. Cette rencontre est pour moi l’opportunité d’affirmer, contrairement à certaines assertions en vogue, la légitimité de l’Ukraine à vouloir adhérer à l’Union Européenne. En effet, beaucoup de politiciens français ont tendance à mettre dans le même sac l’Ukraine (ainsi que le Belarus et la Moldavie) et la Turquie. Pire : on glose à l’envi sur la candidature turque, mais on rejette négligemment, souvent par le mépris, toute demande ukrainienne. On ne lui reconnaît même pas « sa vocation à adhérer à l’Union » que l’on a reconnue à l’Albanie, à la Bosnie-Herzégovine et à la Serbie !

Rappelons d’abord quelques évidences. L’article 237 du traité de Rome, puis l’article 49 du traité de Maastricht stipulent que « tout Etat européen peut demander à devenir membre (…) ». S’il n’est pas difficile de montrer qu’à 97 % le territoire de la Turquie n’est pas en Europe, il serait pour le moins stupide de l’affirmer de celui de l’Ukraine !


J’insisterai au passage sur un point de l’histoire, celle-ci expliquant souvent la situation géopolitique contemporaine. Du XIVème au XVIIIème siècle, la totalité du Belarus et la partie occidentale de l’Ukraine faisaient partie de la République polono-lituanienne (Lenkijos ir Lietuvos valstybė). Lors de la « Révolution orange », ce sont les Présidents polonais et lituaniens qui, grâce à leurs bons offices, et mus par cette union passée, ont facilité le dénouement de la crise. Il y a indubitablement une communauté de culture et d’esprit entre ces trois pays et, à terme, avec le Belarus. Voudrait-on l’effacer d’un trait de plume arbitraire ?    

Le Conseil européen de Copenhague, en 1993, a défini des critères auxquels les pays candidats doivent satisfaire :

· Critère politique : présence d’institutions stables garantissant la démocratie, la primauté du droit, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection ;

· Critère économique : existence d’une économie de marché viable ;

· Critère de la reprise de l’acquis communautaire.

L’Ukraine, par la voix de son Président, Viktor Yushchenko, a déclaré qu’elle était candidate à l’adhésion à l’Union en 2005, mais elle n’a pas encore déposé une demande formelle. Mais, sans attendre, le Commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, freine cette démarche, qu’il juge prématurée ! Au nom de quoi ? Sans doute, une fois de plus, pour des raisons stratégiques vis-à-vis de la Russie. Ou bien par peur que l’UE n’apparaisse comme un club chrétien ? Ou encore par un tropisme pro-turc hérité des études supérieures du Commissaire effectuées aux Etats-Unis ? Car, pour comparer avec un pays que je connais bien pour y avoir séjourné 20 mois, pourquoi ne trouve-t-il pas prématurée la candidature de la Bosnie-Herzégovine qui, de facto, n’est même pas un Etat ?!   


Il est proprement honteux de ranger l’Ukraine dans le même sac des pays dits du « nouveau voisinage », définis lors du Conseil européen de Décembre 2002, qui n’ont actuellement aucune perspective d’adhésion, où l’on trouve, outre l’Ukraine, le Belarus et la Moldavie, la Russie et les pays du sud méditerranéen. Il faut laisser le temps à l’Ukraine, à la Moldavie et au Belarus (notamment pour ce dernier pays de se défaire de Lukashenko) d’atteindre les critères de Copenhague, mais il faut leur dire clairement qu’ils ont vocation à entrer dans l’Union, ce qui ne pourra, en outre, que favoriser leurs réformes.

Laissons le mot de la fin au Président Valdas Adamkus à Kiev le 14 Novembre: « La Lituanie a toujours soutenu et soutiendra toujours les objectifs de l’Ukraine d’elle aussi emprunter cette voie de la modernisation, de la stabilité économique et de l’intégration européenne. » Puisse la Lituanie ne pas rester seule dans cette entreprise !

Source : http://www.newropeans-magazine.org

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OTAN

La Russie tente de contrer l’élargissement

L’arme du gaz utilisée pour dissuader Ukraine et Géorgie de rejoindre l’OTAN.

Parfums de guerre froide. Le premier sommet de l’OTAN tenu dans une ex-République soviétique a ravivé les tensions entre la Russie et les États membres de l’Alliance atlantique, à commencer par les pays baltes. « Il y a quelque temps, les chars soviétiques roulaient dans les rues. Nous tenons ce sommet pour que cela ne se reproduise jamais », déclarait jeudi dernier la présidente lettonne, Vaira Vike-Freiberga. « Une partie de la population russe voit d’un mauvais oeil qu’un sommet de l’OTAN se déroule aux portes de Saint-Pétersbourg », lui répondait le ministre russe de la Défense, Sergueï Ivanov. Pour marquer son mécontentement, Moscou avait fait organiser mardi à Minsk une réunion de la CEI, qui réunit les ex-membres de l’URSS moins les trois pays baltes. Un sommet qui a marqué la volonté du Kremlin de ne plus laisser filer les anciennes Républiques soviétiques vers le giron américain.

Depuis plusieurs mois, la pression est maximale sur les pays candidats à l’OTAN, Ukraine et surtout Géorgie. Le Kremlin dispose d’un atout majeur : ces pays dépendent de Moscou pour leurs approvisionnements énergétiques. L’Ukraine en a fait l’expérience l’an dernier, lors de la brève « guerre du gaz » qui a vu les fournisseurs russes monter brusquement leurs prix. Kiev s’est depuis doté d’un gouvernement « pro-Kremlin » qui a « gelé » les aspirations du président Iouchtchenko à rejoindre l’OTAN.

Actuellement, c’est Tbilissi qui subit la plus forte pression, sur un plan militaire (Moscou entretient des bases dans deux régions séparatistes) et économique. La Géorgie est sous embargo depuis qu’elle a arrêté, en septembre, des Russes soupçonnés d’espionnage. Des travailleurs géorgiens ont été expulsés de Russie, ceux qui restent peinent à transférer des fonds à leur famille. Difficile, partant, de rompre le lien avec l’ancienne puissance de tutelle. D’autant que les États-Unis ne sont pas prêts à soutenir à n’importe quel prix l’adhésion géorgienne à l’OTAN : Washington s’est dit hostile à l’accord gazier que la Géorgie vient de conclure avec l’Iran, que Tbilissi présente comme le moyen de s’affranchir du « chantage » énergétique russe.

Source: http://www.humanite.presse.fr

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coopération politique

Coopération entre le Parti Baas et le Parti nationale d’Ukraine

Le secrétaire général adjoint du Parti Baas arabe socialiste, M. Abdallah al-Ahmar, a discuté avec le chef du Parti national d’Ukraine des moyens de renforcer et de développer les relations entre les deux Partis.

baas

L’entretien a porté également sur les derniers développements dans la région. M. al-Ahmar a réitéré à cet effet,  la position de la Syrie appuyant la lutte du peuple palestinien pour l’établissement de son Etat indépendant et le retour des réfugiés à leurs foyers, soulignant le souci de la Syrie de voir s’instaurer dans la région de la paix juste et globale basée sur les résolutions de l’Onu  et qui garantit la restitution des territoires occupés.

    

En ce qui concerne l’Irak, M. al-Ahmar a affirmé le soutien de la Syrie au peuple irakien pour mettre fin à l’occupation, sauvegarder son unité nationale et construire son avenir sans ingérences extérieures. Le chef du Parti national d’Ukraine a, de son côté, affirmé l’appui de son pays et de son Parti au droit de la Syrie de récupérer son Golan occupé, ainsi qu’au droit du peuple palestinien à la libération de ses territoires occupés, soulignant que « l’impérialisme et le sionisme sont l’ennemis de tout les peuples du monde ».

   

Au terme de leurs entretiens, les deux parties ont signé un accord de coopération entre le Parti Baas arabe socialiste et le Parti national d’Ukraine visant à consolider les relations de coopération bilatérales et à les activer.

Source : http://www.sana.org

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