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Le journal d'Ukraine

sélection des infos du Net par Smily France-Ukraine

27 novembre 2006

révolution orange

La révolution orange ne s'est pas achevée

Amanda Akçakoca, expert pour l'Ukraine du Centre de politique européenne, estime que la révolution orange n'est pas encore achevée dans la république.

"La révolution orange n'est pas encore achevée", a déclaré la politologue dans une interview à RIA Novosti à la veille de la célébration en Ukraine de la Journée de Liberté du 22 novembre en l'honneur de l'anniversaire de la révolution orange à Kiev.  "Malheureusement, on peut constater que la révolution orange n'a pu accomplir tout ce qu'on attendait d'elle", a-t-elle dit. Elle l'attribue, entre autres, à la confrontation entre les partis politiques ukrainiens.

Selon Amanda Akçakoca, l'élection présidentielle et les législatives en Ukraine sont le succès principal de la révolution orange. "Ces élections étaient libres et justes, ce que nous n'avions jamais vu auparavant en Ukraine", a-t-elle déclaré, en mettant l'accent sur le progrès enregistré ces deux dernières années dans le développement de la démocratie".

Source : http://fr.rian.ru

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01 juin 2006

arménie-ukraine

L’Arménie et l’Ukraine signent un protocole de coopération militaire

L’Arménie et l’Ukraine ont signé mercredi 24 mai un protocole de coopération militaire, a annoncé le chef d’État-major général des Forces armées arméniennes Mikael Aroutiounian.

"Le protocole porte sur la coopération technico-militaire entre les ministères de la Défense des deux pays et la participation conjointe aux opérations de maintien de la paix", a indiqué M.Aroutiounian. Les parties ont déjà élaboré un calendrier de coopération militaire pour 2006. "L’Arménie est prête à partager son expérience militaire avec l’Ukraine et profiter de l’expérience ukrainienne dans la réforme de l’armée", a noté le militaire haut placé. Une délégation des Forces armées ukrainiennes conduite par le chef d’État-major général Sergueï Kiritchenkov était arrivée le 24 mai à Kiev pour une visite de deux jours.

Source: http://www.armenews.com

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24 mai 2006

coopération

L'Arménie et l'Ukraine signent un protocole de coopération militaire

L'Arménie et l'Ukraine ont signé mercredi un protocole de coopération militaire, a annoncé le chef d'État-major général des Forces armées arméniennes Mikael Aroutiounian. "Le protocole porte sur la coopération technico-militaire entre les ministères de la Défense des deux pays et la participation conjointe aux opérations de maintien de la paix", a indiqué M.Aroutiounian.

Les parties ont déjà élaboré un calendrier de coopération militaire pour 2006. "L'Arménie est prête à partager son expérience militaire avec l'Ukraine et profiter de l'expérience ukrainienne dans la réforme de l'armée", a noté le militaire haut placé. Une délégation des Forces armées ukrainiennes conduite par le chef d'État-major général Sergueï Kiritchenkov était arrivée mercredi à Kiev pour une visite de deux jours.

Source: http://fr.rian.ru

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arsenal militaire

L'OTAN aidera l'Ukraine à démanteler ses armes obsolètes

L'OTAN aidera l'Ukraine à démanteler ses armes obsolètes, a annoncé mardi à Kiev le chef du Département de la coopération euro-atlantique de l'État-major général des Forces armées ukrainiennes, Léonid Golopatiouk.

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L'Ukraine envisage de détruire 133.000 tonnes de munitions, 135 millions d'armes d'infanterie et 1.000 missiles sol-air portables avec le concours de l'Alliance de l'Atlantique Nord, a-t-il précisé. Kiev procédera au démantèlement des munitions en juin 2006 conformément à un programme du fonds de contribution volontaire de l'OTAN. "Le fonds a déjà versé la somme nécessaire. Le premier missile sol-air portable sera détruit par explosion début juin", a noté M.Golopatiouk avant d'ajouter qu'il s'agissait de détruire les armes dont l'armée ukrainienne n'avait plus besoin.

Source: http://fr.rian.ru

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01 mai 2006

réhabilitation

Le président ukrainien veut "ramener à la vie" la région de Tchernobyl

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a souhaité samedi que la région de Tchernobyl, devenue "zone morte" après l'accident nucléaire d'il y a 20 ans, puisse un jour être "ramenée à la vie".

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Trois jours après le 20e anniversaire de la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, le chef de l'Etat a appelé ses compatriotes à "combattre le stéréotype de Tchernobyl comme d'une tumeur incurable sur le corps de l'Ukraine".
"Tchernobyl était une zone morte. Cela ne peut durer éternellement. C'est une terre que nous devons faire renaître et ramener à la vie", a déclaré le président Iouchtchenko dans son allocution hebdomadaire. "Nous mènerons des programmes sanitaires, réhabiliterons des terres, créerons des réserves naturelles."
Viktor Iouchtchenko a également souligné que la principale priorité aujourd'hui était de sécuriser la centrale nucléaire de Tchernobyl, dont le réacteur No4 avait explosé et pris feu le 26 avril 1986, envoyant un nuage radioactif au-dessus d'une grande partie de l'Europe.
Le président ukrainien a ainsi promis que les travaux de construction d'un nouveau sarcophage débuteraient "dans les tout prochains mois" et que cet abri assurerait la sécurité du réacteur détruit pour "au moins 100 ans".

Source: http://permanent.nouvelobs.com

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29 avril 2006

transport

La Russie, l'Ukraine et la Bulgarie signent un accord sur le transit de matières nucléaires

La Russie, l'Ukraine et la Bulgarie ont signé jeudi un accord intergouvernemental sur le transit de matières nucléaires, selon des sources officielles.

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Les trois parties ont convenu de coopérer en vue d'assurer le transport de combustible nucléaire, irradié ou non, ainsi que d'autres matériaux ayant trait au cycle du combustible, de Russie en Bulgarie et inversement via le territoire ukrainien. "Nous garantissons la sécurité du transport de matières nucléaires via l'Ukraine", a déclaré la présidente du comité national de régulation nucléaire d'Ukraine, Elena Mikolaïtchouk, qui a signé le document côté ukrainien. L'accord a été conclu pour dix ans. Le combustible sera transporté par l'itinéraire utilisé depuis 2001, par mer de la Bulgarie jusqu'au port d'Izmaïl (Ukraine), puis par rail jusqu'à la localité de Mikhaïlovski, à la frontière russe.

Source: http://fr.rian.ru

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21 avril 2006

critique tchernobyl

Le spectre de Tchernobyl

Le souvenir de Tchernobyl s'est longtemps estompé dans le brouhaha de l'actualité : noyé d'abord dans le naufrage de l'URSS, enfoui aussi par l'espèce d'insouciance qui a marqué les années 1990, il n'était plus qu'un événement parmi d'autres. Mais, alors que le libéralisme se prend à douter de lui-même, que la crise écologique s'accentue, l'accident de Tchernobyl prend avec le temps un relief indiscutable, dont une série de livres s'attachent à penser la singularité. Ils s'inscrivent dans le sillage d'une oeuvre de haute volée, La Supplication, par laquelle Svetlana Alexievitch avait redonné une humanité bouleversante à la catastrophe (JC Lattès, 1998).

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Sorti de l'indifférence plutôt que de l'oubli, Tchernobyl revient interroger une époque qui, si elle ne croit plus que la technologie va dessiner son avenir, en est néanmoins imprégnée de toutes parts. Mais, avant que des réponses soient formulées, encore faut-il d'abord sortir l'événement du brouillard du passé. Et c'est tout le mérite du livre de Galia Ackerman, Tchernobyl, Retour sur un désastre, que de faire le récit exact et vivant des mois terribles pendant lesquels une Union soviétique agonisante a tenté de faire rentrer dans sa boîte le mauvais génie nucléaire. Journaliste et historienne, l'auteur doit à sa familiarité avec la Russie, qu'elle a quittée en 1973, d'avoir nourri son enquête de sources peu connues ici tout en jetant sur l'accident le regard distancié d'un Occidental.

Le décor est rapidement dressé : une centrale issue du projet militaire de maîtriser l'arme atomique, mais aussi de l'idéal communiste d'"apporter la lumière au peuple". Dans les années 1960, le programme nucléaire est lancé à vive allure. Tchernobyl est ainsi choisie pour être un des pôles soviétiques du nouvel âge nucléaire - on projetait d'y construire douze réacteurs ! Quatre sont édifiés à partir de 1967 sur la centrale qu'on dénomme Lénine : le premier réacteur est inauguré en 1977, le quatrième, celui qui va exploser, en 1981.

Ackerman raconte ensuite le drame. Un des aspects les plus surprenants en est que les techniciens n'ont pas cru que le réacteur était détruit. "Faute d'informations sur les accidents qui s'étaient produits ici et ailleurs, le personnel des centrales avait été élevé dans l'idée qu'un réacteur nucléaire ne pouvait pas exploser." Ce n'est que dans l'après-midi - l'accident a eu lieu à 1 h 23 du matin - que l'on comprendra ce qui s'était passé.

CONTENIR LE DÉSASTRE

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Se met alors en place la mobilisation afin de contenir le désastre, éteindre l'incendie, boucher le réacteur, évacuer les alentours, bloquer le transfert des matières radioactives vers les nappes phréatiques. Le récit est passionnant. "D'un côté, le régime totalitaire fit preuve de sa fantastique capacité de mobilisation ; de l'autre, il se montra, comme toujours dans le passé, insouciant de la vie humaine." Jetant dans le feu nucléaire l'armée, les réservistes, les mineurs, Moscou tente en même temps de bloquer l'information, maintient les défilés du 1er Mai à Kiev, et s'obsède à l'idée de rouvrir rapidement le réacteur voisin de celui qui a explosé "afin de convaincre le monde entier que la catastrophe de Tchernobyl n'est pas si terrible".

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Si un manteau de béton et d'acier finit par recouvrir le monstre béant, le coût du désastre est terrible. D'abord pour les liquidateurs, ces quelque 600 000 ou 800 000 jeunes hommes dont beaucoup ont "encaissé" des doses de radioactivité qui les conduiront à une mort précoce ou à des maladies invalidantes. Et plus largement dans les pays touchés : "Après vingt ans, on peut parler d'un "Etat de Tchernobyl" (...) où règnent le mal de vivre et le désespoir. Près de neuf millions de personnes, dont deux millions d'enfants, vivent sur près de 160 000 km2 de terres contaminées, en Russie, en Ukraine et en Biélorussie. Sur soixante-dix-sept pages grand format, la très sérieuse Encyclopédie nucléaire publiée à Moscou énumère, en accord avec les actes officiels des trois pays, les "localités contaminées à la suite de l'accident dans la centrale nucléaire de Tchernobyl". Cette liste comprend près de 14 000 localités (!)."

Si le livre de Galia Ackerman restera longtemps comme un récit de référence, le recueil qu'elle a codirigé, Les Silences de Tchernobyl, permet de mieux comprendre ce qui fait le caractère unique de la catastrophe : en raison de la radioactivité, l'accident n'est pas clos dans le passé, mais continue à se produire. "A chaque seconde qui s'écoule, depuis le 26 avril 1986, écrit le sociologue Frédérick Lemarchand, des maladies progressent, des organismes se décomposent, des métabolismes se transforment, des symptômes se font plus présents." Ainsi, "nous sommes pour la première fois confrontés à une catastrophe en devenir, sans lendemain, sans après". Tchernobyl n'est donc pas seulement un enjeu de mémoire, mais un processus qui n'a pas atteint son terme, un événement du futur. On peut ainsi commencer à en esquisser le sens : "Suivant la proposition faite par le philosophe Hans Jonas, poursuit Lemarchand, nous confirmons qu'un renversement de la flèche du temps est nécessaire à la définition d'une éthique pour les sociétés technoscientifiques, et nous devons apprendre non plus à considérer l'avenir comme le meilleur des mondes en puissance qu'il nous resterait à façonner à partir des transformations que nous réalisons dans le présent, mais à adopter le point de vue du monde futur afin que nos actes dans le présent permettent de lui conserver un caractère habitable."

Source: http://www.lemonde.fr

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09 avril 2006

20 ans après

Tchernorbyl: l'ONU avait sous-estimé le nombre de victimes

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L'organisation internationale "Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire" (IPPNW) a estimé, jeudi 6 avril, que le bilan et les prévisions de l'ONU sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl étaient "sous-estimés" et a appelé à plus de transparence sur le sujet. Le rapport de l'ONU, publié en septembre 2005 (soit quelques mois avant le 20e anniversaire de Tchernobyl, le 26 avril), avait attribué à la catastrophe moins de cinquante morts directes à la date de fin juin 2005. "Ces chiffres sont sous-estimés et absolument faux", a critiqué Angelika Claussen, présidente de la section allemande de l'IPPNW.

A l'occasion de la présentation de son propre rapport sur les "Conséquences de Tchernobyl sur la santé" réalisé avec la "Société pour la protection contre les rayonnements" (GSF), l'IPPNW ne prétend pas vouloir présenter des chiffres absolus, "impossibles à obtenir pour des raisons de méthode". Il s'agit plutôt de "donner un ordre de grandeur des dommages" causés par Tchernobyl, a souligné Mme Claussen. Dans son rapport, l'organisation demande à la communauté internationale "l'accès illimité des citoyens intéressés aux données sur la catastrophe de Tchernobyl", "l'abandon des centrales nucléaires" et une aide "efficace et sur le long terme" aux personnes tombées malades à la suite des radiations dans la région de Tchernobyl.

"UNE MENTALITÉ DE VICTIME"

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Selon cette étude reposant sur l'évaluation d'expertises existantes, "plus de 10 000 personnes [seraient] atteintes d'un cancer de la thyroïde et 50 000 cas supplémentaires [seraient] attendus à l'avenir". De son côté, l'ONU fait état de "quelque 4 000 cas de cancer de la thyroïde" imputables à la contamination résultant de l'accident. "En Europe, il y a eu 10 000 malformations chez les nouveaux-nés en raison de Tchernobyl et 5 000 décès chez les nourrissons", affirme l'IPPNW. Par ailleurs, "plusieurs centaines de milliers de membres des équipes d'intervention [sur le site] sont de nos jours malades des suites des radiations, plusieurs dizaines de milliers sont morts", poursuit l'organisation.

"Il est très cynique de reprocher aux personnes en Ukraine, en Biélorussie et en Russie une mentalité de victime et de leur recommander de mieux se nourrir et d'avoir un style de vie plus sain", a affirmé Mme Claussen. En effet, selon le rapport de l'ONU, la population locale "a tendance à mettre tous les problèmes de santé sur le compte de l'exposition aux rayonnements" et "à supposer que les décès imputables à l'accident de Tchernobyl étaient beaucoup plus nombreux qu'ils ne le sont réellement". Réconfortés par le rapport onusien, les académiciens russes continuent de nier l'ampleur de la catastrophe, provoquant la colère des victimes et des écologistes.

UN ANNIVERSAIRE POLÉMIQUE

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L'explosion le 26 avril 1986 du quatrième réacteur de la centrale de Tchernobyl (Ukraine, à l'époque république soviétique) "n'est pas une catastrophe, ni même un accident technique grave si l'on juge d'après le nombre de victimes", estime Léonid Bolchov, directeur d'un institut sur l'énergie atomique à l'Académie des sciences. "Les conséquences de Tchernobyl prouvées scientifiquement sont bien limitées : 47 secouristes sont morts des suites de l'exposition aux radiations et neuf enfants de cancers de la thyroïde", souligne le responsable en reprenant le rapport de l'ONU.

L'académicien Léonid Iliine, directeur de l'Institut étatique de biophysique, qui avait déconseillé en 1986 aux autorités ukrainiennes d'évacuer Kiev, distante de 70 kilomètres, alors qu'il y avait une menace d'une nouvelle explosion, pense, vingt ans plus tard, que l'histoire lui a donné raison. Son seul regret ? que les hommes politiques ne l'aient pas écouté quand il avait proposé de "réduire les avantages" sociaux des liquidateurs, ces pompiers, soldats, ouvriers envoyés nettoyer le site après la catastrophe dans des conditions de sécurité dérisoires. Scandalisés par ces propos, les écologistes et les victimes de la catastrophe ont dénoncé mercredi une campagne destinée à faire oublier, selon eux, la plus grave catastrophe de l'histoire du nucléaire civil. "Tchernobyl sombre dans l'oubli en Russie, qui a de grandes ambitions nucléaires", déplore Viatcheslav Grichine de l'Union Tchernobyl, principale organisation des liquidateurs. Selon lui, sur 600 000 liquidateurs envoyés d'Ukraine, de la Russie et de Biélorussie, "25 000 sont morts et 70 000 restés handicapés en Russie, en Ukraine les chiffres sont proches et en Biélorussie 10 000 sont morts et 25 000  handicapés".

"UN SOUTIEN IDÉOLOGIQUE"

La branche russe de Greenpeace a pour sa part vilipendé le rapport de l'ONU qui "a pour objectif de soutenir idéologiquement le programme de construction de 40 nouveaux réacteurs nucléaires en Russie d'ici à 2030". Le rapport "fait partie d'une opération de relations publiques afin de rendre moins aigu le problème [de Tchernobyl] aux yeux de l'opinion alors que 70 à 80 % des Russes s'opposent à la construction de centrales nucléaires près de chez eux", a déclaré le responsable de Greenpeace Russie, Vladimir Tchouprov. Selon l'organisation écologiste, qui cite une étude du centre d'expertise écologique indépendante de l'Académie des sciences, 67 000 personnes sont mortes en Russie entre 1990 et 2004 des suites de Tchernobyl.

Lioudmila Komogortseva, présidente de la commission écologique de l'assemblée régionale de Briansk, la région russe la plus touchée par la radioactivité, a pour sa part déploré que plusieurs programmes d'approvisionnement des écoles en produits alimentaires et eau non contaminés ne soient plus financés depuis plusieurs années. Selon elle, 2 700 cas de cancers de la thyroïde ont été enregistrés entre 1991 et 2003 dans cette région, dont 290 cas chez des personnes qui étaient enfants au moment de la catastrophe. Des académiciens russes ont eux parlé mardi de seulement 226 cas répertoriés au total dans la région de Briansk.

Source: http://www.lemonde.fr avec AFP

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10 mars 2006

Déchets nucléaires

Pas de dépôts de combustible nucléaire usagé

Olga Bernatskaïa, RIA Novosti. L'Ukraine ne construira pas de dépôts de combustible nucléaire usé même pour ses propres besoins, a déclaré samedi le président de la Verkhovna Rada (parlement ukrainien) Vladimir Litvine.

"Il n'y aura aucun dépôt de déchets nucléaires en Ukraine", a noté M.Litvine au cours d'une conférence de presse à Ovroutch, dans la région de Jitomir. Il n'est pas question de considérer les avantages de la construction d'un tel site dans un pays touché par la catastrophe de Tchernobyl, de l'avis du parlementaire.

En décembre 2005, la société américaine Holtec International et la compagnie énergétique ukranienne Energoatom avaient signé un accord sur la construction d'un site qui abriterait les déchets des centrales de Rovno, de Khmelnitski et de Sud-Ukraine. Le dépôt devrait être construit dans la zone d'exclusion autour de l'ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl, théâtre du plus grave accident du nucléaire civil en 1986. Energoatom ne veut plus exporter son combustible nucléaire vers la Russie car le prix du transport et du stockage constitue entre 40 et 80 millions de dollars par an. Selon Energoatom, la construction d'un site de stockage national permettrait d'économiser plus d'un milliard de dollars.

Source: http://fr.rian.ru

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07 mars 2006

Uranium

L'Ukraine n'a pas l'intention d'enrichir l'uranium

Le Premier ministre ukrainien Iouri Ekhanourov a déclaré vendredi que son pays n'avait pas de projet d'enrichissement de l'uranium, semblant ainsi revenir sur de précédentes déclarations qui avaient suscité quelques interrogations. "L'Ukraine n'a pas l'intention d'enrichir de l'uranium", a souligné le chef du gouvernement, cité par l'agence Interfax.
Le 10 février, M. Ekhanourov avait annoncé que l'Ukraine comptait produire son propre combustible nucléaire d'ici 12 ans, en soulignant sa dépendance actuelle "à 100%" à l'égard de la Russie dans ce domaine.

Ces déclarations avaient suscité une certaine inquiétude aux Etats-Unis, qui soutiennent le camp pro-occidental au pouvoir en Ukraine mais sont aussi soucieux de contenir la prolifération nucléaire.
L'uranium enrichi est nécessaire à la production d'énergie nucléaire civile, mais à un certain degré d'enrichissement il peut aussi être utilisé à des fins militaires. L'Ukraine - qui possède quatre centrales nucléaires - achète actuellement son combustible nucléaire à la Russie, un pays dont elle est aussi très dépendante pour ses approvisionnements en gaz et pétrole.

La réduction de cette dépendance est une des priorités du président ukrainien Viktor Iouchtchenko, élu à l'issue de la Révolution orange en décembre 2004. L'Ukraine, devenue indépendante en 1991 lors de l'éclatement de l'URSS, a accepté de restituer toutes ses armes nucléaires en 1994 en échange de garanties de sécurité de la part des autres puissances nucléaires.
La centrale de Tchernobyl, théâtre du plus grave accident nucléaire de l'histoire en 1986, se trouvait sur son territoire.

Source: AFP (http://www.voila.fr)

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